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Nilu27 : le V12 atmosphérique de 1070 ch qui enterre l'ère numérique

  • Photo du rédacteur: Elara
    Elara
  • 21 juin
  • 3 min de lecture

Quand Sasha Selipanov — l'homme derrière le Bugatti Chiron et plusieurs Koenigsegg — décide de bâtir SA propre hypercar, il ne choisit ni l'électrique, ni l'hybride, ni les palettes. Il choisit un V12 atmosphérique, une boîte manuelle en H, et zéro écran. Bienvenue dans la NILU27.

Le pedigree d'un designer légendaire

Sasha Selipanov n'est pas un inconnu. Avant de fonder sa propre marque, il a laissé son empreinte sur les plus belles machines de ce monde : Bugatti Chiron, Koenigsegg (où il a travaillé sur plusieurs projets), Lamborghini Huracán et même des créations chez Genesis. Quand un designer de ce calibre décide de passer de la feuille blanche des constructeurs à la création de sa propre vision, le résultat mérite toute notre attention.

Les chiffres clés : purisme mécanique

La Nilu27 ne fait pas dans la dentelle technologique. Sous son capot (ou plutôt derrière le cockpit, cette configuration étant probablement centrale-arrière) bat un V12 atmosphérique de 6,5 litres qui développe la bagatelle de 1070 chevaux. Pas de turbos, pas de compresseurs, pas d'assistance électrique : juste douze cylindres qui respirent à l'ancienne.

La transmission est tout aussi radicale : une boîte manuelle à levier en H, sans palettes au volant, sans double embrayage. Un choix délibéré qui place le pilote au cœur de l'expérience, loin des algorithmes de changement de rapports optimisés.

Production annoncée : moins de 100 exemplaires. Ce n'est pas une voiture pour battre des records de vente, c'est une œuvre d'art mécanique destinée à une poignée d'initiés.

La philosophie analogique : pourquoi revenir aux sources en 2026 ?

Alors que l'industrie automobile bascule en masse vers l'électrique et l'autonome, Selipanov fait le pari inverse. La Nilu27 incarne un retour à l'analogique pur : mécanique nue, sensations brutes, cockpit dépouillé. L'intérieur est minimaliste au possible — aucun écran tactile ne vient polluer l'expérience de conduite. Juste des cadrans, des aiguilles, et le son du V12 qui monte dans les tours.

C'est une déclaration d'amour à l'automobile telle qu'elle existait avant que la technologie ne s'interpose entre le pilote et la machine.

Un design qui expose son âme

Visuellement, la Nilu27 est aussi radicale que sa mécanique. Le châssis monocoque associé à une structure tubulaire laisse apparaître des éléments structurels habituellement dissimulés. L'arrière expose une suspension pushrod avec triangles en aluminium ou titane — une esthétique directement héritée des monoplaces de Formule 1.

La carrosserie, ici vue depuis l'arrière trois-quarts, arbore une finition argent chromé ultra-réfléchissante qui capte la lumière comme une sculpture contemporaine. Le diffuseur en carbone apparent massif est ponctué d'ailettes verticales et domine le logo "nilu". Les sorties d'échappement centrales quad (4 canons en losange 2×2) ajoutent une touche de violence contrôlée, tandis que les feux arrière en clusters circulaires rouges et la barre lumineuse orange/rouge pleine largeur créent une signature lumineuse inoubliable.

Les jantes multi-branches argentées encadrent des pneus Michelin ultra-larges, et la verrière bulle surplombe le tout avec une élégance aérienne. Le badge "SASH" rappelle la signature du maître d'œuvre.

Ce qui distingue la Nilu des hypercars actuelles

Face aux ténors actuels — la remplaçante de la Chiron, la Koenigsegg Jesko, ou même les Ferrari et McLaren récentes — la Nilu27 adopte une approche radicalement différente :

Pas de turbos : là où les autres compressent l'air pour gonfler leurs puissances, la Nilu compte sur la cylindrée et le régime.

Pas d'hybride : aucun moteur électrique ne vient compléter le V12, pas de batterie, pas de récupération d'énergie.

Pas de DCT (double embrayage) : seule une boîte manuelle mécanique transmet la puissance, avec toute la difficulté et le plaisir que cela implique.

Pas d'écrans : l'expérience est tactile, mécanique, analogique. Point final.

Une œuvre d'art mécanique, pas une machine à chronos

La Nilu27 ne cherche probablement pas à battre le 0-100 km/h de la Chiron ou à enchaîner le Nürburgring plus vite qu'une 911 GT3 RS. Son objectif est différent : offrir l'expérience de conduite la plus pure, la plus directe, la plus humaine possible dans une hypercar moderne.

C'est une voiture pour ceux qui aiment le bruit d'un V12 qui monte à 9000 tr/min, pour ceux qui veulent sentir le levier de vitesse cliquer dans l'acier, pour ceux qui considèrent l'automobile comme un art avant d'être une science.

Avec moins de 100 exemplaires prévus, la Nilu27 s'inscrit dans la lignée des créations ultra-exclusives qui définissent les âges d'or de l'automobile. Sasha Selipanov ne construit pas la voiture du futur — il forge le dernier hommage au passé glorieux du moteur thermique, avant que le monde ne bascule définitivement dans l'ère silencieuse.

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Source vidéo : [Top Gear — FIRST LOOK: Bugatti & Koenigsegg Designer's New 1070hp V12 Hypercar](https://youtu.be/L6adrYYHumU)

Photo : Vue arrière trois-quarts ultra-bas de la Nilu27 dans un studio architectural. Carrosserie argent chromé très réfléchissante, diffuseur en carbone massif avec logo "nilu", sorties d'échappement centrales quad dorées, feux arrière en clusters circulaires rouges, suspension pushrod exposée, jantes multi-branches argentées, verrière bulle et badge "SASH" signature du designer.

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